Lundi 3 juin : Ha ! Le Machu picchu !!

Comme prévu, on se réveille 4h40. Mon amie n’a pas très bien dormi, à cause de l’excitation de son rêve qui va bientôt se réaliser, mais surtout des trains qui passaient juste devant l’hôtel pendant la nuit. Moi je n’ai rien entendu ! Toujours est-il qu’on n’a pas loupé notre réveil, qu’on est prêt, et qu’on laisse nos sacs aux gérants comme convenu et on part rejoindre les bus qui commencent à partir pour le Machu Picchu à 5h30. On arrive 5 heures et déjà on constate la queue. Tout le monde veut être le premier à arriver sur le site, pour pouvoir profiter du lever de soleil sur le site. Il paraît que c’est magique, on tente notre chance. On se glisse dans la file et on achète nos billets de bus. Des petites dames sont là pour nous vendre un petit-déjeuner sur le pouce. Je prends un maté de coca, pour tenir la journée et me réchauffer de fraîche matinée. C’est l’heure d’embarquer dans les premiers bus, le premier sera complet, mais le deuxième sera pour nous et il le suivra de très près. On est dans le bus, l’ascension vers l’une des 7 merveilles du monde commence. On distingue dans la nuit des courageux qui préfèrent affronter les 1716 marches. Nous, on serpente les lacets qui permettent d’atteindre ce lieu mythique. Il nous faut trente minutes pour monter, on sent le moteur qui force, mais il doit avoir l’habitude. Plus on monte et plus le ciel s’éclaircit. Et finalement, on arrive.

Déjà, une file d’une trentaine de personnes attendent l’ouverture : le premier bus, les riches de l’hôtel  à l’entrée du Machu Picchu et les courageux qui sont montés à pied. Un homme est monté à pied le mauvais jour, il négocie pour aller aujourd’hui. Ils sont sympas, ils acceptent. Mais à deux doigts d’y passer à côté. Ça y est l’heure d’ouverture est sonnée. Une excitation dans la foule se fait sentir. Nous aussi, on a hâte. On passe notre billet avec notre passeport. Et à nous le Machu Picchu !!!

Le ciel est clair pas trop de nuages mais le soleil est toujours derrière les montagnes. C’est avec l’aube qu’on découvre ce fameux lieu où seulement 2500 visiteurs par jours peuvent le visiter, pour éviter sa détérioration. Ainsi on commence à découvrir cette ville sacrée appelé Machu Picchu qui a été oubliée pendant des siècles. Elle est considérée comme une œuvre maîtresse de l’architecture inca. Elle fut dévoilée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, professeur assistant d’histoire de l’Amérique latine à l’Université Yale, qui écrivit un ouvrage de référence à ce sujet. Ses caractéristiques architecturales et le voile de mystère que la littérature a tissé sur le site en ont fait une des destinations touristiques les plus prisées de la planète. Depuis 1983, le site est sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le 7 juillet 2007, Machu Picchu a été désigné comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde par la NewOpenWorld Foundation, un organisme non officiel et à caractère commercial. Enfin le site fait partie de tout un ensemble culturel et écologique connu sous le nom de « Sanctuaire historique de Machu Picchu ».

Ça c’est pour l’aspect historique, personnellement, la première vue est une bouffée de sérénité. Ces grands murs avec cet agencement parfait de pierres me fascinent. Ces terrasses qui s’enchaînent sur le flanc de la montagne sculptent parfaitement le paysage. La lumière du petit matin donne un vert parfait qui déjà nous permet de faire des photos intéressantes. Justement on commence par une pause-photo, avec effets spéciaux amusements avec la montagne du Wuanya Picchu. On commence par une première ballade rapide pour rejoindre le lieu de la montée sur le Wuanya Picchu. En chemin, je rencontre un genre de chinchilla posé sur les pierres, comme il n’y a pas trop de monde, il n’est pas encore parti. La lumière est vraiment intéressante, c’est un paradis pour un photographe. Les premiers rayons passent les sommets des montagnes, mais on est dans la file en train d’attendre l’accès au Waunya Picchu. On aura des photos que depuis ce lieu.

L’accès à la montagne qui permet d’avoir une vue superbe sur le site est ouvert. On signe le registre et on est parti. Il est écrit dans le routard que ce n’est pas une balade de santé mais accessible. Il n’y a que 250 mètres de dénivelé à monter, mais le chemin  est très abrupt. Il y a souvent des câbles et des cordes pour nous aider. C’est physique mais à chaque fois qu’on se retourne, la vue est de plus en plus intéressante. On monte tranquillement, il faudra quand même une heure.

Vers le sommet, deux chemins nous sont proposés, je prends le plus compliqué, mon amie le plus simple. Mon passage rencontre rapidement des vestiges de temples qui ont aussi trouvé leur place en haut de cette montagne. Je trouve ça complètement fou. En plus l’accès est un escalier très étroit et dangereux que je suis obligé de monter à quatre pattes, si je ne veux pas perdre l’équilibre sur les marches fines. Les autres touristes rencontrés trouvent ça aussi complètement fou mais c’est sûr que ça vaut vraiment le coup d’être vu. En haut, il faut monter sur les énormes pierres pour avoir le 360° complet et le panorama splendide sur le Machu Picchu. Il y a déjà beaucoup de touristes. J’arrive à m’y faire une petite place. Je prends des photos, et puis je vois mon amie qui arrive en ayant pris l’autre chemin plus simple. Je l’attends, on se pose devant cette vue. Pour délirer, on sort les « Oréos de la victoire » et on se les mange. Rassasiés, on se prend des photos sur ce point unique. Le lieu est un peu dangereux et impressionne beaucoup mon amie, on redescendra sur une autre terrasse tout aussi sympa pour faire des clichés plus intéressants et moins risqués.

Puis il est temps de redescendre. Le chemin est celui que j’ai emprunté pour l’aller. Ça ne le fera pas beaucoup pour mon amie qui sera obligé de le faire à l’envers tellement que ça peut donner le vertige. Avec patience, on n’y viendra à bout. Le chemin est le même pour revenir. On retourne vers le Machu Picchu. Sur le chemin, on rencontre une dame qui s’est fait une foulure ou une entorse. Le système d’aide à la personne n’est pas des plus efficaces. Mon amie reste avec elle, pendant que je finis le sentier rapidement pour prévenir les secours. A l’entrée de ce site, il envoie quelqu’un mais il n’est pas plus pressé que ça. L’urgence ne doit pas exister. Ainsi, c’est comme ça que se finit notre ascension de ce mont. On arrive en bas, on fait une pause, et on reprend notre visite du Machu Picchu.

On commence par l’autre sens, d’abord le quartier de la lune, puis le quartier urbain et des mortiers. Il y a déjà beaucoup plus de touristes que tout à l’heure. On lit le routard qui nous donne des suppositions sur l’utilisation des lieux, mais c’est encore un endroit plein de mystères, où beaucoup de choses sont encore très floues. On réussit aussi à avoir quelques explications au passage de guides (hors de prix) de certains groupes. On continue avec les prisons et la salle des sacrifices, il faut bien voir le condor sculpté avec les différentes pierres. On s’arrête à la rue des fontaines. On découvre le lieu des trois fenêtres, la chapelle avec son autel et ses pierres colossales, la sacristie avec des pierres à 22 et 32 angles. On finit cette première partie avec le cadran solaire, qui n’a l’air de rien comme ça, mais qui leur permettait d’en savoir beaucoup sur l’astronomie et les saisons déjà à leur époque. On passe voir les maisons à doubles portes puis on découvre la seule salle cylindrique du site, le temple du soleil. Leur architecture de pierres posées est encore plus impressionnante quand c’est arrondi. On continue avec la porte principale du site. Il sera très dur d’essayer d’avoir une photo de la porte sans personne. Mais le défi est intéressant. On finit notre expédition, en se rendant au mirador, pour profiter de la meilleure vue, faire des photos souvenirs uniques, et même des vidéos mais ça c’est surprise …

Il est déjà l’heure de partir, on pourrait y rester des heures justes à le regarder, mais il ne faut pas louper le train. On redescend en passant voir les lamas. Puis on se dirige vers la sortie. Ça y est, on est sortis, on a vu le Machu Picchu. On passe juste faire tamponner notre passeport comme proposé. Les yeux remplis et l’esprit satisfait, on prend notre bus pour redescendre. On repasse vite fait dans une superette acheter de quoi manger le midi, à l’hôtel reprendre notre sac, et on se dirige rapidement vers le gare pour attendre notre train. Le chemin en sens inverse sera plus pluvieux, on a vraiment eu de la chance sur le site, on a eu tout le temps un temps magnifique.

On arrive à Ollantaytambo. A partir de là, on doit un peu improviser la suite du voyage. On a notre programme et les infos du guide de routard mais on ne sait pas trop où dormir pour que ce soit le plus pratique pour visiter la vallée des incas demain. On se laisse influencer par les taxis. Un nous emmènera à Urubamba, ce qui nous rapprochera de Moray, las Salinas, et Maras. On lui demande un hôtel. A chaque fois, c’est soit trop cher, soit miteux. Il prendra patience et au quatrième on prendra celui qu’il nous propose. On s’installe, on profite un peu de la télé dans la chambre pour écouter la musique d’ici. Moi, je me fais une sortie pour découvrir un peu la ville. C’est une ville très peu touristique. Très agréable et très locale, je passe dans une rue de petit marché du soir, où les villageois peuvent manger sur les tables et stands à l’extérieur. C’est très sympa. Je rentre en faisant des petites-courses, ce soir se sera aussi des sandwichs comme à midi. Une douche et j’écris un peu avant de me coucher. A demain.

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