Je continue mon observation avec la classe 32, ils continuent leur pub en cours de français, je révise ma 3e langue en cours d’espagnol. En même temps d’être surpris par mes restes de compréhension écrite et orale, je suis étonné par leur niveau dès leur 1e année d’apprentissage, après juste 6 mois de cours. Mais, il n’y a pas de secret, le manuel est entièrement en espagnol et la prof parle quasiment tout le temps dans la langue enseignée et une dynamique de cours d’activités courtes en tous genres qui sollicitent différents aspect tout en apprenant. Petit point qui m’interroge, quand ils doivent faire un article pour le « docteur du cœur », les élèves parlent vraiment des sujets qui les préoccupent : timidité de sentiments, problème de couple, mais aussi : comment dire à ses parents qu’on est lesbienne, mon frère se drogue, un ami qui a fait une tentative de suicide, un père alcoolique à la maison, manque d’attention de la part des parents, cas de grossesse. Même si c’est sensé être des articles fictifs, le sujet n’est pas tabou et préoccupe pas mal déjà les secondaires 3, (les 3e en France). Et oui, ça n’épargne personne.
Après le repas, je retrouve mon prof d’histoire que j’aime beaucoup. Toujours très orateur mais en même temps, très à l’écoute des élèves pour leur faire comprendre l’histoire de leur pays, je m’interroge. Le fait que la classe soit très silencieuse et à l’écoute en posant des questions, je me dis que c’est un bon cours mais qu’on est complètement dans un rapport frontal : le prof qui sait qui donne aux élèves. Mais raconté de la sorte, ça passe très bien. Alors, faut-il vraiment oublier le rapport frontal ? Laisser chercher les élèves comme voudraient certains ? Ou faut-il revoir la formation pour certaines disciplines ? Un mix des deux sortes de cours serait la solution ? Peut-être aura-t-on un jour la réponse, pour l’instant je laisse la réflexion en moi.
Je finis l’après-midi, avec un cours de science remplacé par une intervention sur la drogue. Un policier qui vient dire ce qu’il en est et son expérience. Je trouve cela adapté avec l’accentuation sur le choix au moment où on t’en propose avec le fait de bien mesurer les conséquences que ça peut impliquer après. Mais je dirai tout de même que ça manque d’un temps de réflexion sur pourquoi on peut être amené à prendre de la drogue et ce qu’il faut faire avant.
Je termine ma journée en finissant ma vidéo pour le TWAM. Content, je me couche. A demain.









