Dimanche 17 février : première belle immersion Japonaise

Je retrouve les frères pour le petit-déjeuner. Hier, j’en avais rencontré deux, aujourd’hui, ils sont cinq. Un deuxième frère du Québec, un deuxième frère de l’Ouganda et un dernier frère du Japon. On mange ensemble, on parle, ils sont curieux de ma présence, très intéressés par mon projet, contents de m’accueillir. Un frère me fera visiter toute l’école, c’est une école internationale et elle très bien équipée : une salle d’art 2D, d’art 3D, d’architecture, une salle de montage musical avec PC et synthétiseur, une salle de musique « band » et une salle de musique « choir and handbells », une salle de musique d’orchestre, un gymnase, une salle d’art martiaux, un grand terrain de sport, une cafétéria, une salle informatique, des labos de physique, chimie et biologie, une librairie, une petite chapelle, des classes pour tous les niveaux du CP au BAC, la cour des petits sur le toit avec une vue sur le mont Fuji au loin, et surtout le plus bluffant une piscine de 25 mètres privée. Ainsi, une très belle école, qui a été récemment reconstruite.

Ce matin, j’ai le plaisir de retrouver la messe du dimanche. Une petite communauté de chrétiens d’une belle diversité se retrouve dans la chapelle de l’école qui n’est autre qu’une salle de classe réaménagée. Après un mois sans en Chine, ça fait du bien de retrouver l’essentiel.

Après la messe, les deux frères québécois m’accompagnent jusqu’à la gare. On prend le métro, il n’a pas l’air aussi simple que celui de Pékin, il y a différentes compagnies qui tiennent les lignes mais ils m’ont passé une carte. Avec ça, tu ne t’embêtes pas avec les tickets, tu passes sans réfléchir.

On s’arrêtera juste avant pour manger, un buffet à volonté entre un choix de plats italiens et japonais, le principe de pouvoir découvrir plein de petits plats qui ont l’air bon, j’adore. Bien rassasié, on repart, ils m’aident à prendre mon billet, qu’on achète vingt minutes avant de partir, c’est plus comme à la chinoise, et en plus au guichet, ils parlent anglais. Puis, ils m’accompagnent jusque devant l’emplacement de là où devrait s’arrêter mon wagon. Ils sont vraiment d’une attention et d’une gentillesse, tout l’inverse du mode aventure, mais qu’est-ce que c’est agréable. Ils appellent le frère que je suis censé retrouver à Shizuoka. C’est, bon il m’attend, mon train arrive (le beau train blanc très profilé qui laisse penser qu’il va super vite). Je monte, je trouve ma place, je fais au revoir aux frères que j’aurai plaisir de retrouver dans quinze jours.

Le voyage est une belle immersion dans la vie Japonaise, il fait beau, j’ai de belles vues sur les villes que je traverse. Ils ont gardé beaucoup de maisons avec une architecture japonaise, ça fait plaisir à voir, ces maisons qui escaladent les montagnes, ces espaces qu’on essaye d’agencer au maximum pour en profiter absolument, cette flore où j’y vois déjà beaucoup de bambous. Et puis pendant tout le long de mon voyage, j’ai la joie d’admirer et photographier le mont Fuji sous différent angles. Mais en à peine 55 minutes je suis déjà arrivé.

Le frère québécois est bien là, je le plaisir de le retrouver lui que j’avais rencontré il y a un an en Bretagne lors de leur rencontre internationale et qui a été le premier à dire oui pour m’accueillir et qui a tout mis en place pour que ça se fasse aussi bien au Japon. Ainsi, on part en voiture, il me présente la ville dans la quelle je vais rester un peu de temps. Il m’apprend quelques noms de rue, des lieux pour me retrouver, et ainsi j’apprends mes premiers mots japonais. On arrive à son école qui est sur une colline, une très belle vue sur toute la ville, des champs de thé tout autour, je trouve le lieu super.

On va dans leur maison de frères qui est juste à côté de l’école. Une maison très agréable, une peu fraîche en hiver, mais là encore, j’ai une chambre très confortable, je pose mes affaires et je rencontre l’autre frère québécois. Tous les trois, on prend le temps de visiter, de se poser et de prendre un thé, de manger une mandarine de la région. Puis ils me proposent d’aller visiter les environs. On part en voiture sur la montagne derrière l’école, la nature sauvage et nouvelle à mes yeux est de part et d’autre de la route. Que ça fait du bien de la retrouver. Elle était peu présente là où j’étais en Chine.

On arrive en haut de la montagne, là il y a un téléphérique qui permet de visiter un temple shinto sur l’autre montagne. Ils m’invitent à aller découvrir ce temple. Un passage au-dessus de cette forêt tropicale japonaise, puis une très belle vue sur la mer, on rentre dans le temple, même si c’est très similaire à une architecture chinoise, ça dégage complètement autre chose. Le frère m’explique quelques traditions qui va avec la religion shinto : les horoscopes, les prières, les cérémonies auxquelles il a participé. Le temple est magnifique, les peintures récemment restaurées sont splendides, cet or omniprésent sacralise le lieu, le temple est entouré de sculptures toutes différents représentant la nature, c’est beau et fascinant. En plus la cerise sur le gâteau, j’ai droit aux premiers cerisiers ou pruniers en fleurs, en tout cas, ils sont captivants par leur beauté et leur odeur. J’aime ce pays.

Notre visite se précipite un peu, si on veut rentrer avec le dernier téléphérique et si on ne veut pas se faire 6-7 kilomètres de marche. Une fois bien de l’autre côté, on continue en gravissant encore une petite colline qui offre une magnifique vue sur le mont Fuji, on y photographiera aussi quelques oiseaux japonais et un coucher de soleil dans les nuages. On finit notre tour en passant devant la mer et les grandes productions de fraises connues dans la région.

On finira la balade et l’immersion japonaise en allant au restaurant. Ils me feront goûter de la pieuvre ou du calamar pané, ce n’est pas mauvais. Puis chacun aura son set, avec un petit réchaud pour cuire et garder à bonne chaleur le contenu choisi. Pour ma part, du tofu et du lard aux légumes, avec du riz et des nouilles. Ça fait un bon repas, accompagné d’une bonne bière japonaise qui n’est pas mal non plus. Un temps très agréable où on continuera à se découvrir.

On rentre, je peux prendre possession de ma chambre, je les rejoins pour la prière du soir, puis je demande accès à internet. Comme mon portable ne passe pas au Japon à cause de problèmes de certaines fréquences, je peux enfin donner des nouvelles à ma famille. Et je finis ma journée en regardant avec eux un film en anglais. Je me couche enfin après cette riche journée, et qui m’a fait déjà aimer ce pays, pourvu que ça dure. A demain.

Ce contenu a été publié dans Japon. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.