Mardi 8 janvier : mises en place des dernières observations

Aujourd’hui, à la fin de l’assemblé, deux collégiens se font reprendre parce qu’ils ont les cheveux trop long, l’adjointe demande des ciseaux et m’appelle pour que je filme. Ça les fait sourire, mais avant qu’elle coupe la première mèche, père Brendan arrivera, ne rigolera pas du tout et préférera les renvoyer chez eux, (ils resteront en fait devant l’entrée toute la matinée). Après père Brendan, très occupé, préfère que je me mette sur internet et qu’on voie les observations après, j’en profite pour envoyer mes vœux à tout le monde. Normalement vous avez du recevoir ma carte si vous êtes inscrit à ma newsletter.

Je pars prendre le petit-déjeuner avec père Brendan, il me dira d’aller ensuite voir leur cours de chimie dans leur labo. Ils ont pas mal de matériel, ça rassure mon côté scientifique de voir qu’ils peuvent découvrir des réactions chimiques de bases.

A la récré, je prends le temps de parler avec père Brendan, pour voir les derniers points d’observation autres que scolaires (cuisine, recette, conte, jeux, chant, interview, marathi, …) Il me conseille les professeurs avec qui je dois voir cela. Puis j’en profite pour lui poser des questions sur son école : « pourquoi l’uniforme ? L’assemblée ? Les maisons … ? On discute très bien, je comprends une grande majorité, c’est très intéressant, je mettrai tout dans mon bilan, juste un point amusant que je vous partage : pour le goûter du 10h, les enfants ont pour obligation de ramener quelque chose fait de la maison, et non quelque chose emballé et qui vient directement du magasin. Si un enfant est pris avec un paquet de biscuit ou de bonbons, par exemple, les professeurs jettent le produit.

Mais on commence à lui demander en même temps pas mal de choses, je le laisse je reprendrai avec lui les questions plus tard.

Je me dirige vers les classes, ce matin musique et dessin. La prof dessine au tableau, ils recopient à leur façon. Le prof de musique lui, copie d’abord une notion de solfège au tableau qu’ils recopient puis après tous ensemble, ils chantent. Les jeunes sont toujours très contents de me retrouver au point que ça devient un peu gênant, ils me demandent de venir tout le temps dans leur classe, de leur faire des autographes, ils viennent discuter avec moi alors qu’ils sont punis ou qu’ils n’ont pas le droit. Je ne peux leur faire vraiment plaisir et je suis obligé de me battre pour qu’ils ne perturbent pas la classe.

J’aurai un gros fou rire avec un jeune, puisque je discute avec lui mais quand le prof gronde plusieurs autres élèves qui ont parlé, il rapportera tout fort en pointant du doigt que celui de devant aussi a parlé, je lui prends son bras par reflexe choqué qu’il rapporte comme ça, on part dans un fou rire quand le prof s’absente, je lui demande s’il veut que le prof punisse son copain de devant, il me dit « oui » avec un grand sourire, je craque et rigole de plus belle avec lui, ici c’est comme ça, ça rapporte, ça dénonce et ça aime voir les autres être punis.

Maxwell, chez qui j’avais pris le thé et visité sa maison, veut encore m’inviter à manger chez lui, je lui dis avec plaisir mais il me faut l’autorisation de son père.

Après le repas, une petite sieste puis je réponds à mes mails dont mon article demandé pour le télégramme qui m’a envoyé plusieurs questions, dur de résumer chaque pays en quelques lignes. Obligé de me faire des pauses thé et football pour y arriver. J’y rencontrerai Rostan qui est venu spécialement pour me remettre son invitation de mariage. Il se marie le 20, je pars le 19, il est vraiment déçu que je ne puisse changer mon billet. Moi aussi, depuis le début que j’en vois, j’aurai bien aimé pour une fois assister à la réception qui s’en suit, en plus avec eux qui aiment si bien faire la fête et Rostan qui m’a toujours bien accueilli même chez lui. Il veut essayer de m’inviter pour un dîner, mais il me dit qu’il est très pris par la préparation. Espérons que ce sera possible.

Je travaille jusqu’au repas, On mange devant BigBoss. Cette semaine, c’est la finale, il ne faut rien louper, quand je vous ai dit que j’allais y avoir droit jusqu’au bout. Je rentre dans ma chambre, je fini deux-trois trucs, je me couche. À demain.

Ce contenu a été publié dans Inde. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.