Vendredi 28 décembre : Visa et Bombay Forever

La messe est à 8 heures, je me lève cinq minutes avant, je m’installe au fond, beaucoup d’enfants, je comprendrai après que c’est la messe de bénédiction des enfants. J’ai la surprise d’être rejoint par Sian, un gars de la classe de 3b qui s’installe à côté de moi, j’avoue qu’on aura fait quelques bras de fer chinois pendant la messe et échangé des clins d’œil bien complices. A la sortie, je prends mon petit-déjeuner avec Sandy, on parle du fait que je dois retourner à l’ambassade, il préfère demain, on en parle à père Brendan, lui aussi préfère demain. Ainsi, je peux profiter de mon début de journée d’avoir enfin internet. Je m’empresse de charger des vidéo, de lire mes mails, et d’envoyer ma newsletter. Mais au moment où je voulais répondre dignement à chacun de mes mails et finir de rajouter des vidéos, je me rends compte en faisant mille et une choses à la fois, que je ne peux retourner à l’ambassade chinoise avec le papier qu’il me manquait (une pauvre lettre tapée à l’ordi que je ne pouvais faire sur place disant la raison de ma venue), qu’aujourd’hui, puisque samedi et dimanche, le bureau sera fermé et après je serai à Goa. Donc obligé d’interrompre ma matinée internet tant désirée pour partir avec mon nouveau copain Sandy qui est toujours prêt pour partir à Bombay m’aider à résoudre ce petit problème.

Comparé à hier, on part avec du retard, il faut y être avant 14h, on prend deux toc-toc. Il y a la très longue queue à la gare mais Sandy connait les lieux et un autre point de vente plus tranquille. Aujourd’hui, on voyagera en 2e classe, on monte avec tout le monde qui pousse et moi de même si je veux me faire une place. On fera au moins 45 minutes debout  sur plus d’une heure de trajet. Mais quand je regarde en première classe ils sont aussi serrés aujourd’hui on a  bien fait. Je peux enfin m’assoir, j’écris quelques sms, on arrive. On prend un autre taxi et on va directement au bon lieu. Bien évidement on arrive juste un quart d’heure avant la fermeture, suffisant pour retrouver mon agent d’hier après ma fouille au corps. Il est très patient, heureusement, il m’explique bien, il vérifie vite fait mes papiers, il me fait faire ma premier dictée en anglais de ma vie, où je dois écrire les 5 mots qu’il me dicte sur un papier de déclaration sur l’honneur, j’avoue avoir galéré mais c’était satisfaisant pour lui. Par contre pas moyen de l’avoir avant le 4 janvier, obligé de revenir spécialement pour ça encore. Mais ça c’est fait, j’espère juste que je vais l’avoir sans problème autrement je serais obligé de rester un mois de plus en Inde.

On rentre directement à la gare où on mangera encore fast-food, mais une partie est complètement dans le noir et éclairée à la bougie, il faut croire que c’est normal. Aujourd’hui on mange pour 100 roupies pour 2, hier  pour 500, donc ça dépend vraiment des fast-foods. Je découvre « pav bhaji », avec du pain et des oignons, c’est assez bon. On reprend le train mais  direction Bolivari pour acheter mon ticket de bus pour le nouvel an : et oui je m’absente  pendant 3 jours, je pars dimanche à 21h en bus de nuit pour rejoindre Anaïs et sa copine à Goa, pour 10h au matin. On se retrouve et on improvise la fête. (J’en profiterai pour parler français qu’est-ce que ça me manque. Heureusement que je ne dois pas écrire mon CV et autre en anglais, je ne tiendrais pas le coup). Je repartirai le lendemain en bus à 21h encore de nuit pour rejoindre la fin de mon séjour de trois semaines dans l’école que j’aime tant qui aura déjà repris les cours. Les billets sont pris, ce sera normalement plus confortable que le train, de toute façon il n’y a plus de place assise pour le train trois jour avant.

On reprend le train, c’est assez long, je regarde par la fenêtre, des bidonvilles avec la parabole sur le toit de tôle ou de bâche, des immeubles luxueux à quelques centaines de mètres, un contraste impressionnant, des familles et des enfants installées près des chemins fers, qui font sécher leur linge sur les rails non utilisés, les enfants jouent au cerf-volant le long de la voie ferré. Je m’interroge, sont-ils heureux ? Je commence à philosopher en les regarder défiler devant moi.

On arrive, Sandy tiendra a me faire faire encore une autre découverte, les « pani puree with wather », les pani puree, sont des petites sphères de biscuit fin vides, et le « with water », le cuistot te fait ça devant toi et tu manges devant lui, il prend une boule, la perce, il met des graines (soja et maïs), un peu d’épices et une eau parfumée. Tu manges directement le biscuit d’un coup qui commence à s’imbiber. Tu croque en bouche, le liquide se déverse, sensation très agréable et ma foi c’est fort bon, on est mangera 5 chacun, j’apprécie encore la découverte. On prend un toctoc pour rentrer, que je passe en milieu de deux fortes dames, l’aventure, c’est l’aventure.

 

On arrive père Brendan nous attend en haut des marches, ça fait plaisir de le revoir, on lui fait un petit bilan de ma journée. Juste avant de rentrer dans ma chambre, je rencontre une enseignante qui veut m’inviter à venir prendre le thé chez elle, ça se fera normalement demain en attendant, elle m’offre une nouvelle pâtisserie que je ne connais pas, toujours très bonne. Je rentre, je lis les mails enregistrés de ce matin, je me douche et je travaille jusqu’à l’heure du repas.

Pendant ce dernier, père Brendan insiste pour que Sandy m’accompagne jusqu’à ce que je monte dans le bus. Il a peur que les conducteurs de toctoc me demandent plus et profitent de ma situation, je ne peux que remercier l’intention et la générosité de Sandy d’accepter. On se quitte, j’aime cette nouvelle relation avec Sandy, très complice, sans beaucoup parler, une chouette personne. Je rentre dans ma chambre, je finis deux-trois trucs, je me couche. À demain.

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