Je me réveille pour rejoindre la messe. Aujourd’hui, il y a plus de monde, on est en vacance et on se rapproche de Noël. J’ai juste hâte de pouvoir lire les traductions des textes que j’ai téléchargées, je ne comprends toujours pas le marathi. Mais ça ce ne se fera pas tout de suite car à la sortie de la messe, j’ai la surprise de rencontrer mon copain Maxwell, il me présente son père et ils m’invitent à prendre le thé chez eux maintenant. Depuis le temps que des gens m’invitent mais que je n’ai jamais pu aller chez eux, je ne dis pas non cette fois-ci. Je vais prévenir père Brendan, pas de souci, à tout à l’heure.
Je pars et je suis mon ami. Son père va acheter les « walapao », les burgers indiens dont je me régale (et pourquoi pas même le matin !). En marchant, je visite de nouveaux quartiers avec lui, sa maison est à cinq minutes à pied, on parle de mon projet sur le chemin. On arrive chez lui, il habite dans un genre d’appartement, la clef est cachée sur le meuble. Je rentre, et il me fait asseoir, il me sert un verre de coca indien en attendant son père et sa famille. Je découvre leur maison, c’est un peu surchargé d’affaires mais je comprendrai après pourquoi, ils vont bientôt déménager. En tout cas, je souris, il y a un tableau de la tour Eiffel. Même ici, la France me suit. Il me montre son mobile et ses jeux qui vont avec.
Sa famille arrive, ils me découvrent et me posent des questions, je mange en même temps le walapao, je leur présente ma famille avec les photos que j’ai sur ma caméra, je leur donne l’adresse de mon site. Je bois le thé, et ils veulent me faire visiter la maison, je les suis, mais on sort, on va juste derrière les appartements, il y a une belle grande maison en construction, je comprends que c’est la leur, ils me font visiter, on est à une semaine de la fin des travaux, le sol est de marbre, la peinture neuve et vive, c’est un petit palais, avec un grand salon, une salle à manger, une cuisine, une chambre avec salle de bain privée en bas, et des chambres en haut, une grande pour les parents, et une plus petite pour les enfants, avec une terrasse en au premier et au deuxième avec en plus une belle vue. Les chambres sont équipées du mobilier qui correspond à un bon agencement des couleurs, les lumières sont incorporées dans les murs, ils ont aussi une salle d’eau par chambre. On retrouve une grande maison américaine, avec l’architecture et décoration indienne. J’aime bien ce genre de maison.
Ils sont très contents de me faire visiter, de m’expliquer de me montrer les détails qui font qu’elle est belle et fonctionnelle. Je demande en combien de temps ils l’ont construite, en quand même neuf mois. Je n’ose pas demander le prix, peut-être la prochaine fois. Au final, ils me disent que le prêtre va venir la bénir le 28, et que je suis invité à la bénédiction, je sens que ça leur ferai plaisir que je vienne, je dis que je vais en parler mais que si je peux, ce sera avec plaisir. Ils finissent par m’inviter aussi pour le repas de Noël, là encore il faut que j’en parle mais ce sera aussi avec plaisir.
Maxwell me propose de me ramener, on quitte sa famille que je remercie, on part ensemble. Sur le chemin, il me parle déjà de mon départ et il me dit que je vais lui manquer. Je le rassure, à moi aussi il va manquer mais on pourra continuer à communiquer avec internet. Il me dit qu’il aimerait bien venir en France avec sa famille, je lui dis qu’il est le bienvenu. Il me reparle de mes danses, il veut les apprendre, je lui dis pas de problème peut-être au repas de noël, par contre en échange je veux qu’il m’apprenne la « lézime danse ». On est d’accord. On arrive à l’église, on se quitte même si on va se revoir très vite.
Je retrouve père Brendan, qui me parle du temps qu’il a cet après-midi avec des jeunes, il aimerait que je vienne et que si je pouvais faire une danse ce serai parfait. Allez, une dernière pour la route, j’accepte. Je le quitte, je vais dans ma chambre, je travaille un peu, puis je prépare ma dernière danse, je vais encore faire un tour du monde, mais à ma sauce puisque je suis tout seul, je prépare ma musique qui fait un petit mix de tout. Je répète dans ma chambre, heureusement qu’il y a un miroir.
Il est l’heure de manger. Après le repas, je reprends là où j’en étais. Je fais une petite sieste. Mine de rien, mes courbatures partent, on va essayer de faire en sorte qu’elles ne reviennent pas. Je prends mon thé et je retrouve père Brendan, il m’attend, il me demande de l’aider pour installer, de prendre ma caméra pour lui faire quelques photos, il m’explique en fait que c’est un temps pour les étudiants, du lycée de l’année dernière qui se retrouvent pour un temps de réflexion.
Ça commence, un temps de prière, de réflexion sur comment ils vivent les études. Puis ils feront pas mal de jeux. Un jeu où une équipe prépare des questions marrantes et une autre des réponses sympathiques. On lit dans l’ordre les questions avec la réponse de l’autre qui n’a rien à voir, ça a bien fait rire. Un autre jeu, ou en équipe ils ont cinq ballons de baudruches gonflés à protéger, un de chaque équipe se détache pour aller péter les ballons des autres. C’est un jeu assez marrant à jouer comme à voir. Après 2 minutes d’action, on compte le nombre de ballon restant par équipe. L’animatrice fera un bilan sur l’entraide, la coopération à partir de ce jeu. Après ils annoncent la surprise qui n’est autre que ma danse, père Brendan prend soin de me présenter avant, puis je lui donne ma caméra. Je fais mon show : robot, pioupiou, danse russe, gagnan style, madison qui accélère, macarena, africa avec waka waka et rythme corporel, un petit passage de rabbi Jacob, et je finis sur « ça m’énerve !» seul chanson où j’ai trouvé un rythme intéressant pour faire la danse de l’électricité et des cheveux finale. Je suis très applaudit et apprécié, père Brendan dira au micro qu’il aime mon « style ». Il est très content et en plus il a bien aimé pouvoir filmer. Quand on peut faire plaisir.
Ils continuent sur le snack « amosamosa » avec des chips, du coca et du cake. Puis ils enchaînent sur des petits jeux, le jeu du cadeau emballé plusieurs fois, qu’à chaque fois que la musique s’arrête, la personne qu’il l’a entre les mains à le droit d’enlever une couche, on le fait passer jusqu’à ce que la dernière soit enlevée, et c’est cette dernière personne qui peut garder le cadeau. En l’occurrence, ici, un déodorant. Ils font aussi le jeu de l’allumette, on se passe une allumette allumée et celui qui l’éteint est éliminé du cercle. Sympa aussi, père Brendan finit par un jeu de défis où les vainqueurs remportent une tablette de chocolat. Il en aura droit à une puisque personne ne réussit son dernier défi, et j aurai droit à une pour ma performance de danse. C’est la deuxième fois qu’on me paye en chocolat mais j’aime bien ça.
Il finit sur des aspects pratiques, je reste les observer, c’est très intéressant de voir comment père Brendan gère seul ce groupe de 30 jeunes, la joie et la bonne ambiance qu’il y a. Je suis un peu à une place de téléréalité, mais avec pour fois un événement joyeux et agréable à regarder. C’est fini, j’aide à ranger, je réponds au jeunes curieux. Je rentre dans ma chambre je travaille jusqu’à l’heure du repas. Je finis deux-trois trucs, je me couche. À demain.









