Je me réveille et commence la journée par une nouvelle découverte cullinaire. Pour breakfast, j’ai le droit à un genre de bolognaise indienne qu’on mange avec du pain. Elle est composée de petits morceaux de viande avec des oignons et de la tomate confite légèrement épicée. C’est très bon, ça remplace très bien un bol de céréales. Le tout est toujours accompagné de leur très bon thé dont je ne peux me lasser.
Je travaille et je rejoins le bureau du directeur pour avoir internet. J’envoie enfin ma newsletter sur la fin de la Finlande plus d’une semaine après. Petit contact avec la famille et vers la fin, je regarde enfin où je suis sur une carte en Inde et par rapport à Bombay et Vasai, grand mystère jusqu’à maintenant. Je suis au nord, légèrement au-dessus et je suis à peine à deux kilomètres de la plage, je sais ce que je fais ce soir après le thé.
On va manger. Aujourd’hui, soupe de poisson, toujours aussi bon. On regarde la télé, j’ai le droit encore à la téléréalité, je suis en Inde, mais c’est exactement le même programme avec la même ambiance, le même type d’animation, de montage, de voix. Juste l’intérieur qui est un loft bien indien et leurs habits qui restent traditionnels. Leur téléréalité à l’avantage d’être moins exhibitionniste et ainsi il y a plus de tenue. Le prêtre m’avoue bien aimer ce feuilleton. Je découvre aussi et encore leur pub, tu ne regarderais que leur pub, tu aurais l’impression que l’Inde est comme l’occident. J’ai même le droit à une pub avec une musique française, « je ne veux pas travailler ! » Je découvre aussi une veille série à la Zorro à l’indienne, le jeu des acteurs surfait est excellent les combats aussi. Ça amuse beaucoup les prêtres.
On se quitte, je me repose, je bosse, je réponds à des mails que j’enverrai plus tard, puis je vais prendre le thé. Je retravaille un peu, puis je veux voir la plage, je vais voir Père Brendan, il est en train de regarder mon site dans sa chambre avec sa clé 3G, je lui parle un peu de la Roumanie. Il veut m’emmener à la plage. Je lui demandais juste combien de temps pour y aller à pied mais comme ça c’est sympa aussi.
On est parti, je me retrouve encore dernière sa moto. On y arrive, ah que ça fait plaisir. C’est marée basse, une grande étendu de sable fin, une ambiance paisible, un vent frais et pur qui recharge les poumons et le cerveau. On marche jusqu’à l’eau, l’eau est bonne. Il m’explique malheureusement que ce n’est pas un lieu pour se baigner à cause de la saleté, des vagues et des pêcheurs. Dommage ! Pourtant il y a quelques enfants qui se baignent, je comprends qu’ici on se baigne habillé. Il fait tellement chaud que les habits doivent sécher rapidement. Il m’invite quand même à me baigner. Je n’ai pas pris mon maillot pour rester européen. Cette fois-ci, je fais principalement de photos, la lumière est excellente avec ce soleil qui se couche. On remonte. On rentre en moto.
A l’église je fais encore quelques photos des fleurs aux alentours. Puis je rentre, je me douche, j’ai remarqué que 6-7 heures est la meilleur heure pour que la douche froide soit le plus profitable après une longue journée de chaleur même si, ici on est en hiver. Après le repas, il fait très frai, avant 6 heures on transpire encore beaucoup juste après la douche.
Puis, les pères Brendan et Alex m’expliquent que ce soir je vais avec le père Alex à un repas d’une fête de baptême où il est invité. Je ne demande pas mieux, je suis là pour découvrir. Après avoir fait un petit présent numérique pour l’anniversaire de mon frère pour demain, on part ensemble en voiture. Je m’installe et j’ai le reflex de mettre ma ceinture, le père Alex me dit qu’ici on n’est pas obligé et qu’ils n’en ont pas besoin. On parle sur la route des différences de conduites, le klaxon, le permis, les limitations de vitesses, les accidents et il me rassure en me disant que sur cette route principale il n’y a quasiment jamais d’accident. L’indien est très précis dans ses actions, je n’ai jamais vu quelqu’un pour l’instant être maladroit, même quand ils conduisent.
On arrive, une grande maison de classe moyenne, il me présente à tout le monde, beaucoup d’enfants, de personnes bien habillées, ils ont fait venir un restaurateur avec buffet et chaises et tables à l’extérieur qui débordent sur la rue, il doit y avoir de la place pour 100 personnes au moins. Il y a des chaînes de ballons, des tissus pour décorer, des guirlandes lumineuses, une grande affiche imprimée couleur en l’honneur de l’heureuse élue. La fête est très ouverte, ils sont très contents de m’accueillir, de me saluer.
On mange en avance et à part avec le père Alex. Il ne veut pas rester tard après c’est la danse, jusqu’à pas d’heure. Dommage ! Le repas est copieux, très bon et plein de saveurs, mais là, j’en suis sûr c’est du bœuf. Tu me diras, on est chez des catholiques, nous avons le droit. Je me fais photographier pendant que je mange. Ce n’est pas tous les jours qu’ils voient un français.
On rejoint tout le monde, pour le soufflage des bougies puisque la petite Pia, d’un an, fête son baptême mais en même temps son anniversaire d’un an. Ils le font avant le repas. Le chant est en anglais, je ne connaîtrai donc pas encore en marathi. Le père fait une bénédiction. Ils sont très pratiquants dans ce pays. Puis Pia souffle avec l’aide de ses parents sous les flashs de tous les appareils. C’est très beau. La fête commence mais on rentre avec le père Alex. C’est déjà une belle découverte. Au retour on parle et écoute de la musique indienne qui passe à la radio.
On arrive, je rentre et je vais me coucher à demain.









