Lundi 26 novembre : Sortie à moto

Je me réveille, je prends mon petit-déjeuner, seul, mais je suis content il y a du bon pain perdu, ça fait du bien de retrouver quelque chose de connu pour commencer une matinée. De même, j’apprécie toujours autant leur thé. Je travaille un peu, je corrige les bilans d’hier. Et je retrouve le père Brendan, pour avoir internet. Il m’amuse en me demandant si j’ai petit-déjeuner et ce que j’ai mangé. Aller Lancelot, on réactive le cerveau en anglais et on répond. Je reviens avec mon PC pour répondre aux mails, actualiser mon site et avoir encore un contact avec la famille, ça fait plaisir. Puis à la fin, je peux présenter mon site et mon projet au Père Brendan pour une meilleure compréhension, je peux même le traduire avec Google translate, et il comprend tout. Je lui montre des vidéos sur mes possibilités d’action, il aime beaucoup et il commence enfin à comprendre tout l’intérêt que je peux avoir dans son école et avec  les enfants. Petit à petit mais sûrement. J’ai fini avec internet, je rentre.

Au repas, ce que je prends pour un pot-au-feu (avec du bœuf ? mais la vache est sacrée !) se révèle être un mijoté de crevette, (oui je sais que ça peut ne rien avoir en commun mais quand même, ça avait le même aspect.) Le père Alex et Brendan, me donnent la deuxième leçon de marathi « comment tu t’appelle ? » alors je crois que phonétiquement c’est « kumpos  noz cahé ? » et on répond « may zenos Laneci. » Bien sûr ça ne s’écrit pas comme ça, puisqu’ils ont leur propre alphabet, mais ils m’ont dit qu’il est compliqué et qu’il ne s’écrit pas forcément comme ça se prononce.

Je passe un temps dans ma chambre à travailler plus tranquille, je prends le thé à quatre heure (ils ont gardé ça des anglais et le fait qu’ils roulent à gauche) on discute de cette école de 1200 élèves de la 1e (pour les 5 ans) à la 10e, des écoles autour  et du fait qu’il soit professeur.

On se retrouve à 5h30 pour sortir « with bike » j’ai du mal comprendre je me retrouve à l’arrière de sa moto, (sans casque bien évidemment mais comme les 1 milliard de motards ici) mais il roule doucement et il n’y a pas beaucoup de monde sur la route. Pas eu besoin d’écart ou de frayeur. En tout cas, c’est très agréable de profiter du paysage du coucher de soleil dans les palmiers, des senteurs des petits restaurants au bord de la route, de découvrir encore cette vie locale avec le vent dans les cheveux, il m’explique deux-trois monuments surtout les autres écoles qu’on trouve sur notre route, elles sont très nombreuses.

On arrive au lieu qu’il m’avait dit : l’hôpital. Il doit voir un malade, l’organiste du groupe de musique de la paroisse. L’hôpital est assez grand, 4 étages mais avec une surface au sol assez petite. La découverte est intéressante et rassurante, l’hôpital est super propre, du bon matériel, télé dans les chambres … ils font les choses sérieusement. Sinon, la personne visité est vraiment pas au point, on n’arrive pas au meilleur moment (régurgitation biliaire) mais on priera pour lui, et ma présence et mon origine fait sourire le patient. C’est déjà ça. On les quitte.

On ré-enfourche la moto, il est 6 heures, c’est déjà la nuit, on roule, toutes les maisons sont ouvertes sur la rue, les gens à l’intérieur devant leur poste en train de discuter. La vie continue et l’ambiance est très agréable, le frais de la soirée, avec le vent de la vitesse est bienfaisante pour finir cette après midi. On passe chez sa sœur et sa famille, encore le droit de me présenter et d’avoir des yeux d’étonnement surtout de la part du neveu de 12 ans. Ça me permet de découvrir une maison typique d’une famille modeste, un grand salon avec une mezzanine pour accéder aux chambres du haut, une grande cuisine, un étage. C’est un peu à l’américaine indienne, sauf que je préfère leur maison que celles des américains. Ils nous offrent l’apéritif une eau gazeuse sucrée avec un arôme de fleurs (rose mais je ne suis pas sûr) très agréable, très frais et comme ils disent « sweet ». En plus ils me disent que c’est médicinal, j’en demandais pas tant.  Encore en apéritif, ils proposent des morceaux de fruits, pomme et orange, des banane-chips et des œufs durs. Je ne vais plus me prendre la tête à la maison quand je recevrai des invités, c’est tout aussi sympa et original. On les remercie chaleureusement. On repart pour rentrer cette fois.

Je rentre dans ma chambre jusqu’à l’heure du dîner. Je retrouve le même repas qu’à midi. On parle un peu hôpital et médecine en Inde. Ils ont des assurances maladies mais elles sont très chères. Des hôpitaux privés et des hôpitaux gouvernementaux le prix des soins reste raisonnable pour les maladies principales. Être médecin est une bonne situation en Inde. Je rentre dans ma chambre. A demain.

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