Dimanche 25 novembre : Rencontre de toute la communauté

Aujourd’hui, je me réveille, ça gratte. J’avais mis de l’anti-moustique mais ça n’a pas été très utile, heureusement que ma crème anti-démangeaison est plus utile elle. Je rejoins la messe. L’église est pleine à 7h30, l’indien est matinal apparemment, tu me diras le soleil est déjà levé depuis un moment. J’aime les entendre chanter, j’aimerai chanter avec eux, les mélodies sont sympas mais le « marathi » s’écrit avec un alphabet différent du notre et de l’hindi. Impossible à lire.

A la fin, de la messe, comme il y avait plus de monde, le père Brendan me représente à la communauté et il demande à ce que je vienne devant et je comprends qu’il leur explique mon projet. Ça fait vraiment super plaisir. A la fin, ils seront encore beaucoup à me serrer la main et à m’accueillir même certains jeunes. Je ne pouvais pas être mieux accueilli. On rentre et on prend le petit-déjeuner avec des jeunes dont le servant d’autel qui reste après la messe, je découvre les boulettes de légume dans du pain, et une galette de légumes pour le petit-déjeuner. J’aime cette découverte. Brendan me donne encore un autre journal anglais.

Je retourne dans ma chambre pour travailler  … mon anglais. Puis je rédige encore mes synthèses. Je sors pour le repas, encore un bon moment, puis je retourne travailler, jusqu’à l’heure du thé avec Sandy puis Brendan, je découvre un peu la ville avec eux.

Plus tard, j’entends de l’agitation, je sors, la fête de Jeanne d’arc avec une messe et procession. Je ne fais pas mon difficile, j’y assiste. Encore plus de monde que ce matin, une belle messe avec cette fois de la musique pour les chants, ce rythme indien est sympa aussi sur les chants catholiques, il y a même un air que je connais. Je suis surpris puisqu’ils le chantent quand même en marathi. A la fin c’est la procession, on va jusqu’à l’école avec les enfants en beaux vêtements blanc qui ont fait leur première communion. Ils fleurissent le chemin avec des pétales. C’est très beau. A la fin encore beaucoup de personnes qui viennent me saluer. Comme tout nouvel arrivant, j’ai un problème : je n’arrive pas à retenir leur prénom, mais eux connaissent tous le mien. Une personne, jamais rencontrée auparavant, m’invitera spontanément à venir chez elle quand j’aurais le temps. Et bien, c’est accueillant.

Je rentre bosser un peu. Déjà l’heure du repas, un autre prêtre est là, il veut apprendre des mots français, il m’a appris à dire « je suis bon » en marathi mais là, j’avoue avoir oublié. On parle de la nourriture indienne, de la France, de la nourriture française, des catholiques français, de mon projet. C’est vraiment sympa.

Après le repas, père Brendan m’invite à discuter dehors, on commence à parler de pourquoi je veux faire ce projet, on en arrive à parler salaire, le niveau de vie français, il est vraiment surpris par le coût de la vie en France. Puis il veut comprendre, il a du mal à voir pourquoi je fais ça, j’essaye de trouver mes mots, ce n’est pas évident en anglais, mais il saisit. Un réel intérêt pour ma présence, une petite remise en question quand je rencontre le niveau de vie ici, et le prix que je dépense pour ce projet. Mais j’ai l’air d’être convaincant. Merci pour cette personne qui prend le temps d’essayer de me comprendre. Je rentre et finis enfin mes bilans et je me couche. A demain.

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